Communication non violente

Dernière mise à jour : 15 févr.

Quand vous parlez avec quelqu’un, pensez-vous être plutôt chacal ou plutôt girafe ? Elles en ont de ces questions ces deux !! Suivez les guides, désamorcez les conflits everywhere and with everybody et passez à la communication non violente !

Communication, une joute verbale ?

Vous êtes en plein combat verbal. Face à face dans la savane. Comment réagissez-vous ?

La communication difficile, une joute verbale, comment la désamorçer

I got the eye of the tiger

Deux possibilités :

Courage, fuyons !

Vous battez en retraite. Le dos rond, vous reculez de quelques pas. Ou mieux ! Telle l’autruche, deux mots plus hauts que l’autre et pouf ! Tête dans le sable. Je n’entends rien, je ne vois rien, je ne dis plus rien. Je subis en mode éponge. Et j’attends que ça passe ! Oui on sent le vécu, n’est ce pas ?

What ? On parle de moi ?

En garde !

Vous décidez d’affronter. Au bout de 5 secondes à peine les crocs sont sortis. Le mot est parti plus vite qu’une antilope au galop. Vous haussez le ton et laissez exprimer votre côté sanguin !!!

Réaction instantanée, vous avez pris l’ascendant sans pourtant l’avoir décidé. Les mots ont dépassé votre pensée… Mais qui parle à ma place ? J’ai dit ça moi ?! Le chacal en vous s’est réveillé. Là encore, on se reconnaît tous …

La communication du chacal, communiquer de façon agressive

Ça a pourtant l’air si mignon un chacal

Dans les 2 cas, on voit bien que le problème n’est pas réglé et qu’aucun ne sort gagnant…

Mais où est la Girafe ? Elles l’ont oubliée ces petites dindes ?! Non, rassurez-vous, on est des poissons rouges, mais on a la troisième alternative.



L’alternative Girafe : la communication parfaite !

On l’a volontairement squeezée la troisième réaction. Que ceux qui sont parfaits se dressent face à nous. Personne ?

Mais enfin, ne sommes-nous pas tous des êtres parfaits ? Capables de réagir de façon adéquate, utilisant les bons mots, ces mots subitement pesés et maîtrisés ?

Le jeu de la communication fluide, améliorer sa communication

Le désamorçage ! Tadam !!!

Oui, parce que face à une communication difficile, qui peut ici se vanter de savoir réagir calmement et intelligemment. Quelqu’un ?

Et pourtant ! À l’aide de quelques clés que nous vous donnons (c’est cadeau !), on vous propose d’adapter vos réactions. Soyez l’animal qui a tout compris, soyez la girafe !

Allez, on vous emmène sur le chemin de la liberté de communiquer



La symbolique de la girafe et du chacal par Marshall Rosenberg

Marshall Rosenberg c’est le créateur de la CNV (Communication Non Violente)

Il a écrit le livre «les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs )» que l’on vous recommande d’ailleurs pour aller plus loin.

Ce spécialiste de la gestion des conflits a analysé et identifié deux types de langages diamétralement opposés dans la communication dite positive.



Chacal : la communication en force

Le langage chacal : c’est quoi ?

Rien que le mot … veut tout dire ! Qui n’a pas pensé à l’insulte « bande de chacals » ? Personne ? Si moi Christelle !

C’est un langage qui juge, étiquette, manipule, culpabilise. Carton plein !

Il établit un rapport de force. Il fait porter à l’autre la responsabilité de nos propres sentiments. Il est basé sur le forçage et l’autorité.

En clair, le chacal fait des diagnostics et accuse. Le chacal s’exprime par exigence, par ordre. Le chacal n’aime pas prendre la responsabilité de ce qu’il veut faire ou faire faire. Ça vous fait penser à votre boss, hein ?


Qui est chacal parmi vous ?

Eh bien nous tous spontanément. Oui, ça fait mal Pourquoi ?

Parce nous communiquons avec nos croyances, nos préjugés, nos jugements : nous avons notre carte du monde qui peut nous aveugler. C’est ce qu’on nous a appris depuis tout petit. Comparer, être comparé, noté, jugé. Dépendre du regard des autres. Du coup, sous le coup de la colère par exemple, nous avons tendance à rentrer dans la critique, l’évaluation, et donc le jugement.

Notre fameuse voix intérieure

Par exemple, vous vous retrouvez au volant de votre voiture. Une petite rue. Face à vous, une voiture arrive, en pleine droite. Direct sur votre capot. Vous manifestez votre peur. Le conducteur en face se sent jugé dans ses capacités de conducteur. Vous vous sentez jugé dans vos capacités à comprendre la situation. Ça part en coup de klaxons, voir plus selon les situations !



Préceptrice de la bonne communication : la girafe

Quel est donc ce langage girafe ?

Prendre de la hauteur, du recul pour mieux communiquer

La voilà la solution !

Si le sociologue Rosenberg a choisi cet animal comme symbole de la communication non violente, ce n’est pas parce qu’il est végétarien (!!!) mais parce que cet animal a le plus long cou et a le plus gros cœur du règne animal.

Oubliez l’image de la girafe au zoo qui vient vous lécher les mains en vous gobant votre paquet de cacahuètes, vous laissant au passage 3 litres de bave !


La girafe prend le risque de montrer sa vulnérabilité et ses rêves.

Grâce à son long cou contrairement au chacal , elle peut prendre de la hauteur, élever sa vision.

Marshall Rosenberg s’est servi de cette image pour définir qu’avec un grand cœur (on n’a pas dit qu’on était dans le monde des bisounours attention!) on est capable d’observer ses sentiments sans condamner personne. En étant simplement dans l’expression de soi.


Les clés pour bien communiquer

… et dépasser le chacal

Alors concrètement on fait comment pour mieux communiquer avec notre entourage, en milieu pro, avec nos enfants, nos amis, notre conjoint ?

La clé c’est d’abord de changer nos perceptions et non de vouloir changer l’autre ! (et c’est plus simple à ce qu’il paraît!!).

Car après tout, on s’en fout de qui a raison ou tort. Ce qui compte vraiment c’est de réussir à s’entendre et résoudre le problème ensemble !



5 clés pour une meilleure entente :

1. Accueillir ce langage chacal (si si)

En prendre conscience, ça veut bien dire l’examiner (oui oui, nous aussi on y travaille)

Dans les faits, cela signifie revenir à soi (aller prendre l’air, par exemple pour réfléchir avant d’agir!!!), comprendre que nous avons notre propre interprétation de la situation. Prendre conscience que la responsabilité de notre mal-être ne revient pas à l’autre, mais à notre propre perception de ce qu’il fait ! En clair, quand vous vous êtes fâché avec un ami, vous pensez : ce n’est pas moi, c’est lui, il est borné… mais p’têtre pas en fait


2.Observer

Remplacer tout jugement et en étant factuel :

Posez-vous la question : « quelles sont les actions de l’autre qui me mettent dans cet état? Qu’est ce que vous observez ? Quels sont les faits ?


3. Se reconnecter

Identifiez ce que vous ressentez. Pour cela, il est essentiel de se reconnecter à ses émotions, aux sentiments.

Quelle émotion génère le comportement de l’autre face à cette situation ? Colère, tristesse, fatigue, peur ? En l’identifiant, on va pouvoir quitter cette fameuse réaction d’instinct comme la fuite en mode autruche ou l’attaque en mode ninja ! Parce que nous le savons pourtant que ce sont nos émotions qui dictent nos comportements, alors autant les apprivoiser !

Arrêter le mode de communication agressif, fuir le mode Ninja

Ninjaaaa !

4. Reconnaître son besoin insatisfait mais aussi celui de l’autre

Inutile de préciser que souvent ces besoins sont bien planqués … à nous de les identifier !

Chercher nos besoins non satisfaits pour une meilleure communication

Bien planqués oui !

Qu’est ce qui provoque en nous une telle réaction ? Quel est le besoin ? Est ce d’avoir plus d’équité, d’attention, de respect, de nous reposer si on prend par exemple le cas où on demande un ado de ranger ses affaires quand il rentre le soir … et que ça nous met hors de nous de constater que cela n’est pas fait !


5. Reformuler

ET là seulement , vous allez être en capacité de les reformuler en mode girafe : faites votre demande sans générer de conflit. On a dit demande, non une exigence, c’est la nuance !!! Pas d’ordre, pas de cris !

Ainsi, cela peut se traduire par  » j’ai constaté, mon fils, (au hasard!) que tu ne ranges pas tes affaires en arrivant à la maison. Cela me met en colère car j’aimerais que chacun participe, j’ai besoin moi aussi de me reposer, et de rentrer dans une maison rangée et en harmonie. J’aimerais maintenant que tu penses à ranger tes affaires. Merci »

Communication non violente, exprimer ses émotions et ses besoins

Oui, toi aussi va falloir ranger ton bazar !

Si ça marche ?! J’ai testé .. et c’est beaucoup mieux. Même si concrètement il faut repasser le message en stéréo … et en boucle !

On vous laisse cheminer et expérimenter dès aujourd’hui une résolution de conflit en mode CNV ! Choisissez l’option de croire que la perception du mode qu’on voit n’est pas le MONDE !!! En clair, tout le monde n’est pas contre vous !

C’est Sophie !

Maintenant que vous savez cela, la prochaine fois que vous offrirez le jouet Sophie La Girafe, croyez-moi c’est tout un symbole que vous lui offrirez à ce pitchoun ! Que peut-être serez vous seuls à comprendre !!!

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